ORLEANS 2010: Quelle journée!

 

 

 

 

Les fêtes Johanniques : 1er mai 2010 à Orléans


Voilà, c'est fait... Les Compagnons de l'Etoile ont connu leur baptême du feu... ou plutôt du fer.

 Les Compagnons de l'Etoile ont participé à la journée de fête médiévale de Orléans, le 1 er mai, en hommage à la libération de la ville par Jeanne d'Arc en 1429.

Notre compagnie a, pour sa première sortie, bénéficié d'une aide précieuse, puisqu'elle faisait campement commun avec l'ami Crisadon, de l'association Féodis.

Un grand merci encore pour son accueil qui nous a permis de nous concentrer sur la préparation de notre prestation, les soucis d'installation ayant été géré par notre hôte.

Les visiteurs de notre campement ont pu subir l'infamie du pilori, avec quelques arrosages intempestifs.

Le jeune Gringoire, ayant détroussé le compagnon Bragard, s'est vu promené à travers les chemins de l'île Charlemagne, maculé de reste de poire blette et soumis à la vindicte populaire se manifestant par une huée massive et des sifflets conséquents provenant de la foule massée sur notre parcours.

La Gamine a mené d'une main de fer la cadence infernale des coupables exposés au pilori.

Cachette aiguisait les pointes de ses flèches qu'elle décocha avec une précision diabolique pendant que Mesnil et Frileuse fourbissaient leur arme pour croiser valeureusement le fer sur le champs de bataille.

Plus tard dans la journée, nous avons reçu la visite d'un ami bienfaiteur, Sire Eric des Chevaliers Sans Terre,  qui, avec dévouement, nous a confectionné une tente qui trouvera son utilité dès la prochaine représentation des Compagnons de l'Etoile.

Et c'est avec des images plein la tête, la satisfaction d'une première réussie et l'envie de remettre cela au plus vite que nous avons quitté Orléans, songeant déjà aux aventures futures où chacun sera le bienvenu.

D'ici là, cher(e)s ami(e)s, dormez tranquille. Les sergents du guet veillent.

 

Histoire de la bataille:  

« Le champ de bataille était désert, l'air était sec, chaud, l'ambiance pesante présageait de l'importance du combat à venir. 

Tout à coup, les deux extrémités du champ de bataille se sont chargées des masses pesantes des hommes en armes.

Côtés Anglais, les archers, les trébuchets et la piétaille prennent place avec en première ligne un rang serré de boucliers en amande, et accolées derrière, des troupes ordonnées, sûres de leur puissance et de l'avantage fournit par leur archerie et la position dominante que leur offre leur situation intra-muros.

Côtés Français, les pièces d'artillerie s'accrochent au flanc d'une troupe dont l'enthousiasme et l'envie de reprendre Orléans, portée par la fougue et la mission divine de Jeanne, créent un désordre d'où s'échappent les cris de « Montjoie ! Saint-Denis ! » repris en cœur par l'ensemble des combattants.

Les ambassades se réunissent au centre du champ de bataille, et un accord semble se dessiner pour que chaque camps se choisisse un champion.

Ils se battront jusqu'au premier sang, afin d'épargner les troupes.

Les champions livrent leur combat mais l'Anglais oublie les bases du code de la Chevalerie. Avec acharnement, il assène moult coups au champion Français tel un félon. Ce comportement conduit à le laisser pour mort.

La troupe française ne tient plus en place. Elle veut laver l'affront et n'est retenue que par la force de conviction de ses capitaines de bataille qui annoncent que l'ambassade composée de Jeanne et de ses compagnons va à nouveau parlementer avec les représentants de la perfide Albion.

La discussion tourne court, les esprits s'échauffent. Jeanne propose à nouveau aux Anglais de quitter la terre de France, en commençant immédiatement par la ville d'Orléans.

Devant leur refus, l'assaut est donné.

Après avoir essuyé une pluie de flèches venant du camps anglais, le flanc gauche français sonne la charge face à son vis-à-vis anglais. La bataille fait rage et la retraite est demandé afin que le relais soit pris par le flanc droit français.

L'artillerie française tire à boulets rouges sur l'adversaire pendant que les trébuchets anglais répondent à un rythme soutenu.

Le flanc gauche français rencontre son vis-à-vis anglais et la charge reste indécise. Aucun camps ne perd de terrain, et c'est sur ce statu quo que l'ambassade française, avec Jeanne en son centre, portant étendard et armure, se rend au centre du champ afin de parlementer à nouveau afin de laisser une chance aux anglais de quitter les lieux sans trop de dommages.

Au lieu de leur ambassade, les Anglais envoient leurs archers qui visent à tirs tendus l'ambassade française.

Soudain, La Hire se tourne vers le camps français. HORREUR ! Jeanne est touchée.
La troupe est ébranlée, le coup reçu démotive les plus acharnés.

La troupe croit Jeanne morte ou mourante, et une fuite désordonnée vide les rangs.
Les regards hagards, perdus et noyés de larmes se croisent, inondés d'un désespoir incommensurable et chargés de questions pour l'avenir du royaume.

Et voilà qu'une autre clameur fuse du groupe formé par les compagnons de Jeanne.
Jeanne est vivante, Jeanne se relève, Jeanne veut combattre et bouter l'Anglais hors de la ville.

« Noël ! Jeanne est vivante ! » La troupe scande son nom alors qu'elle se dirige vers les troupes anglaises, seule, en extrayant la flèche qui l'a transpercée et en la brisant pour la jeter au sol en guise d'ultime preuve de sa détermination.

Puis elle retourne auprès de ses hommes et harangue ses troupes afin que les rangs se reforment, criant que la victoire est là, qu'il faut serrer les rangs et charger à nouveau.

Il ne faut pas le dire deux fois. Les Français reprennent leur place et chargent épée au clair, bouclier à l'avant. Les Anglais, après un mouvement de recul, comprennent que la fuite ne leur offrira aucun salut et décident d'engager le combat.

Le champ de bataille n'est plus qu'une masse de chair entremêlée de métal sonnant à chaque coup porté, le tout cerné d'un épais nuage de poussière empêchant tout pronostic sur l'issue du combat.

Mais quelques minutes plus tard, le silence envahit la plaine. La poussière retombe. Seuls quelques gémissements se font entendre, ceux des corps agonissant, gisant démembrés, désarticulés, porteur du masque de l'horreur autant que celui de la douleur.

Les survivants, debout au milieu de cet agglomérat de corps, s'échangent de furtifs regards, et le verdict tombe : le camps français a gagné, Jeanne et son armée ont remporté la victoire. Les cris de joie couvrent les plaintes lancinantes des mourants.

Orléans est libérée, l'armée française est victorieuse et a lavé le déshonneur qui depuis trop longtemps pesait sur les épaules de la Chevalerie française.

Jeanne a vaincu les Anglais et vient de s'ouvrir les portes de la légende. »


Et dans les rangs de ses deux armées se trouvaient les membres des Compagnons de l'Etoile qui pour la première fois prenaient part à une charge de combat, qui plus est en mode instinctif.

« Frileuse » était dans le camps français, « Mesnil » faisait parti de la piétaille anglaise et « Cachette » gonflait les rangs des archers anglais.

Si « Mesnil » et « Frileuse » n'ont pas démérité lors des combats à l'épée, il est un fait d'arme à noter :
Notre archère « Cachette » a réussi à toucher Jeanne lors de sa dernière tentative d'ambassade. Et même si cela nous désole au niveau symbolique, nous la félicitons pour sa précision au tir, les autres archers ayant fait chou blanc.

 

 

Et pour le plaisir d'en voir, allez donc faire un tour dans l'album photo dédié à cette merveilleuse journée d'histoire.

Et un lien pour une belle video:

http://www.youtube.com/watch?v=cVAVltp2Ny0&feature=related

 

 

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